(Lausanne, cortège du 1er mai 2014)
La jeunesse qui s’implique, qui bouge, qui s’abreuve d’utopie, qui ose rêver, encore… C’est important, non ?
Ne pas penser à soi seulement, mais se tourner – se battre même – pour les autres, car on sait que l’on vit dans la même société, dans le même monde et que l’empathie et la solidarité sont les seuls moyens que nous ayons de nous en sortir sur le long terme…
Dans le cortège, les slogans comptaient, bien sûr, mais je regardais aussi les visages, les gestes et la manière dont une génération prenait place dans l’espace public. Une manifestation ne se réduit pas à ses mots d’ordre : elle est également faite de rythmes, de regards échangés et de convictions qui deviennent visibles dès qu’elles sont portées ensemble. Photographier ces moments, c’est essayer de montrer à la fois la cause défendue et l’énergie collective qui lui donne corps. Ce regard se prolonge dans la série Mobilisations.
